Comprendre la hausse des prix




Depuis plusieurs semaines les déclarations et les reportages sur l’augmentation du prix du blé se multiplient
dans l’ensemble des médias. Au vu de ces messages, les citoyens français sont convaincus que les
agriculteurs sont les seuls et grands gagnants de cette situation et que les consommateurs vont payer la note.
Les français doivent savoir la vérité sur l’augmentation du prix du blé et ses conséquences ! Il est exact que le blé valait 120 € la tonne en été 2006 et qu’il est à 180 € environ aujourd’hui, ce qui fait un plus de 50%.

Voici plusieurs éléments pour clarifier les choses et faire comprendre la réalité de la situation : · Fin des années 1980 (il y a 27 ans) le prix de la tonne de blé était à 210 €, soit 15% plus cher qu’aujourd’hui en 2007. Suite aux différentes réforme de la PAC, le prix du blé a été divisé par deux, sans que pour autant le prix du pain baisse, au contraire, il a augmenté régulièrement. Il est à noter que cette baisse de moitié prix du blé et ses conséquences sur le revenu des petits et moyens exploitants n’a pas donné lieu à de vastes campagnes de communication malgré les nombreuses manifestations du MODEF. · L’augmentation actuelle bénéficie aux agriculteurs qui en ont fortement besoin, compte tenu de la crise de revenu qu’ils ont subie, mais profite surtout à tous les intermédiaires (négociants, organismes stockeurs, importateurs et exportateurs, boulanger, grande distribution et industries agro-alimentaires qui n’en ont pas besoin, car ils gagnent déjà énormément d’argent sur le dos des consommateurs et aussi des agriculteurs, cette nouvelle situation est pour eux l’occasion de faire de supers profits.

Un simple calcul permet de faire comprendre la vérité aux français sur les conséquences réelles de cette augmentation du blé sur le pain. En effet, une ficelle de 150 grammes vaut 60 centimes d’euro. En 2006, il fallait 2 centimes d’euros de blé (au prix producteur) pour une ficelle. En 2007, il faut compter 3 centimes d’euros de blé dans une ficelle soit une augmentation de 1 centimes d’euros représentant une hausse de 1,7% du prix de la ficelle de 150 grammes. C’est à dire que la hausse de 50% du prix du blé n’ a qu’une très faible incidence sur le coût de fabrication.

Compte tenu des marges importantes de tous les intermédiaires, aucune augmentation n’est justifiée ou justifiable, surtout que lorsque le prix du blé baissait fortement, le prix du pain était maintenu.

En clair, lorsque le blé baisse, le prix du pain ne bouge pas, lorsqu’il augmente on en profite pour expliquer l’augmentation et il en est de même pour beaucoup d’autres utilisations des céréales.

Les français doivent savoir que l’augmentation du blé a bon dos et que la matière première qu’il représente et fournit par l’agriculteur n’est pas chère.

Le MODEF dénonce cette situation, la clarté doit être faite, pour savoir à qui profite réellement les variations à la baisse ou à la hausse des cours des céréales. Il y en a qui gagne beaucoup dans les deux sens. Et ce sont, ni les petits et moyens exploitants agricoles, ni les consommateurs qui sont en début ou en fin de chaîne….

Secrétaire Général du MODEF, Raymond GIRARDI.


Augmentation des produits laitiers.

Forte hausse de la demande mondiale de produits laitiers frais et de fromages, baisse de la collecte de lait en Europe: tous les facteurs sont réunis pour une importante hausse des prix en France d'ici à la fin de l'année, estiment les industriels français.

Certes, les professionnels se sont entendus sur une augmentation des prix accordés aux éleveurs depuis le 1er octobre, « mais pas du tout de 20 %, comme le prétendent Les Echos », explique François Lucas, le président de la Coordination rurale. En réalité, le prix à la ferme a seulement été majoré de 0,02 €/litre par rapport au mois dernier, soit une hausse de 7,1%. Le prix du lait à l’étable a été fixé pour le quatrième trimestre 2007 en moyenne à 0,368 €/litre, car il varie également en fonction du contenu en matière grasse, du taux en protéines, voire de la région de production. « Mais ce n’est pas tout, car il faut savoir que le prix du lait ne représente en moyenne que 20 % du produit fini, voire beaucoup moins. Donc en réalité, la hausse actuelle du prix à la production ne représente au plus que 20 % de 7,1 %, soit 1,4 % dans le produit fini ! Les hausses annoncées par Lactalis et Danone sont donc largement exagérées », estime avec raison le syndicat agricole.

Sans oublier que comme pour de nombreuses autres denrées alimentaires, le prix du lait payé aux producteurs a subi depuis plusieurs années une telle baisse - jamais répercutée sur les produits de consommation - que de nombreux éleveurs ont dû abandonner leur ferme. Et ceux qui ont su résister subissent comme tous les autres acteurs économiques la pression de l’augmentation du prix des matières premières  Gil Rivière-Wekstein  Paru dans ae flash du 30 Octobre 2007

Augmentation des produits laitiers, le prix du lait n'explique pas tout
 

   [ 22/10/2007 11:43 ] " 1,4 %, c’est l’impact réel de la hausse du prix du lait sur le prix de revient des produits laitiers ; bien loin des 10 % ou 17 % annoncés par les industriels " selon un communiqué de la coordination rurale Explications :


   Depuis plusieurs années, le prix du lait baissait à la production mais la baisse n’avait jamais été répercutée sur les produits laitiers à la consommation, procurant ainsi de substantiels bénéfices aux industriels. Danone et Lactalis en ont largement profité. Ils persistent donc dans cette voie en décidant d’augmenter leurs prix respectivement de 10 % et 15 voire 17 %, suite à la hausse dérisoire du prix du lait à l’étable.

Mais le prix du lait est complexe et cette « hausse » est un peu piégée. En effet, lorsqu’on parle habituellement de hausse, c’est à partir du dernier prix existant. Les industriels vont bien majorer aujourd’hui les prix d’hier de leurs produits laitiers. On pourrait donc croire que le prix à la ferme payé en octobre 2007 sera égal au prix de septembre 2007 augmenté de 0,058 €/L (recommandation du CNIEL pour le 4° trimestre), soit un prix production de 0,368 €/L.

Il n’en est rien ! Car la hausse annoncée s’applique, non pas sur le prix du mois dernier, mais sur celui de référence d’octobre 2006, soit 0,272 €/L.
Donc, l’éleveur ce mois-ci touchera :
0,272 €/L (oct. 2006) + 0,058 €/L (hausse 4e trimestre) = 0,33 €/L.
Par rapport au prix du mois dernier, la hausse sera d’à peine plus de 2 ct€ au lieu des
5 annoncés ! Ce qui représente 7,1 % d’augmentation. Nous sommes déjà loin des 10 à 17 % des industriels !

Mais ce n’est pas tout, car il faut savoir que le prix du lait ne représente en moyenne que 20 % du produit fini, voire beaucoup moins. Donc en réalité, la hausse actuelle du prix à la production ne représente au plus que 20 % de 7,1 %, soit 1,4 % dans le produit fini ! Les hausses annoncées par Lactalis et Danone sont donc largement exagérées.

A quand un contrôle des marges dans la filière et la grande distribution, ainsi qu’une juste répartition des plus-values entre tous les acteurs, y compris les producteurs ?

Information communiquée par la coordination rurale

 

 

"Les prix des produits de grande consommation comme les yaourts, les fromages, les crèmes et le lait devraient augmenter en moyenne de 4% à 5% d'ici la fin de l'année", affirme à l'AFP Olivier Picot, président d'Atla (Association de la transformation laitière) qui regroupe les industriels privés et les coopératives. "D'ici la fin de l'année les prix devraient prendre 4%", confirme Luc Morelon, directeur de la communication de Lactalis, premier groupe laitier français, basé à Laval (Mayenne). Pour M. Picot, "ces augmentations sont inéluctables à moins que les grands distributeurs, comme les centres Leclerc, rognent sur leurs marges".

La hausse de la consommation est très forte en Europe depuis 2002 pour les fromages (+8,7% en volume) et les produits frais (yaourts et desserts lactés, +17,2%). Même si en France l'achat de lait par les ménages est en constant recul (2,62 milliards de litres en 2006 contre 2,78 en 2002) à cause de la baisse de l'usage du lait en cuisine et la concurrence de produits comme les barres céréalières.

Or, en Europe, où la Commission a longtemps été préoccupée par les montagnes de beurre et de poudre de lait qui pesaient sur le budget de la Communauté, la production avec 126 milliards de litres de lait a atteint son niveau de collecte le plus bas depuis 15 ans pour la campagne 2006-2007 (avril-mars). "Il manque un milliard de litres, essentiellement en Allemagne et en France", affirme M. Picot.

La France, deuxième pays producteur avec 23 milliards de litres fournis par 3,8 millions de vaches et 100.000 producteurs, n'arrive même plus à réaliser le maximum du "quota" qui lui a été accordé jusqu'en 2015. Or l'hémorragie des producteurs laitiers, tentés par des prix des céréales plus rémunérateurs et rebutés par la pénibilité du travail, se poursuit à grande vitesse. Leur nombre diminue de 5.000 par an en France.

Pourtant, après trois ans de baisse du prix payé aux producteurs (laquelle était compensée par l'aide directe versée par Bruxelles qui atteint maintenant 36 euros pour 1.000 litres), celui-ci augmente à nouveau depuis le début de l'année sous la pression de la demande. Lors de sa prochaine réunion, le 10 juillet, le CNIEL (Centre national interprofessionnel de l'économie laitière), qui réunit les industriels et la majorité des producteurs, devrait recommander, pour le troisième trimestre de 2007, une augmentation du prix payé aux producteurs d'environ 10 euros pour 1.000 litres.

Mais cela ne résout pas le problème des industriels qui craignent une nouvelle chute de la production. "Il faut réformer en France la gestion française qui autorise le transfert des quotas accordés à chaque producteur uniquement dans un cadre départemental. Il ne faut plus y réfléchir comme depuis 10 ans mais le faire et prévoir des zones plus larges pour permettre ces transferts", affirme, avec force, le président d'Atla. Interrogée par l'AFP, la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL) s'est dite pour sa part toujours attachée au maintien du système départemental.

Source : AFP

AUGMENTATION DU PRIX DU BLÉ

LES CONSOMMATEURS ONT DROIT A LA VÉRITÉ !

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  • : Rhône-Alpes Drôme VERCORS
  • : BIO VERCORS auto-gestion PIZZAS italienne
  • : J'ai souhaité retrouver le goût de la pizza à l'Italienne, ado j'habitais en Italie avec les copains nous allions souvent manger une pizza et depuis mon départ il y a 20 ans je n'ai plus retrouvé le goût carractéristique de la bonne pizza.

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